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L'INDUSTRIE DES MÉTIERS D'ART AU QUÉBEC par Claudine Auger et Laurent Lapierre Foires aux questions
QUESTIONS ET RÉPONSES
Question 1 Nommez quelques (5) familles de métier d’art. Réponse 1 Le verre, le vitrail, le métail, le bois, le textile, la coutellerie, les métiers d’art de la musique, les arts décoratifs. Voir la section « L’artisan et ses lointaines origines ».
Question 2 À la fin des années 1980, certaines mesures sont prises pour appuyer le travail des artisans. Nommez-en deux. Réponse 2 - L’adoption
du Plan national de formation qui permet la mise sur pied d’un réseau
collégial de formation, « Techniques des métiers d’art ».
- La
fusion de la Corporation des artisans de Québec et de Métiers d’art du
Québec afin de former un conseil unique des métiers d’art assez fort
pour assurer des services de base aux artisans membres, le Conseil des
métiers d’art.
- Le
développement d’une société spécialisée dans la vente en gros de
produits métiers d’art, la SOMART, Société de mise en marché des
métiers d’art.
Voir la section « Conseil des Métiers d’art: petite histoire ».
Question 3 Expliquez brièvement le fonctionnement du conseil d’administration du Conseil des métiers d’art.
Réponse 3 Jusqu’en 2003, le Conseil des métiers d’art était administré par un conseil d’administration formé de membres professionnels sélectionnés afin d’assurer une représentativité de chacune des familles de métiers d’art et, aussi, de chacune des régions des artisans. En septembre 2003, les membres ont accepté un changement important, favorisant l’implantation du mode d’élection au suffrage universel plutôt que le mode d’élection par collège électoral disciplinaire: il n’y a plus de représentation liée à une discipline ou à une région. Les administrateurs occupent leur poste pour une durée de deux ans, après quoi il y a nouvelle élection. La moitié du conseil est renouvelé chaque année, les postes pairs les années paires, les postes impairs les années impaires. Tous les membres votent désormais chaque année pour les huit candidats de leur choix.
Voir la section « Conseil des Métiers d’art: mandat, membres et fonctionnement ».
Question 4 Outre le soutien à la formation qui contribue au développement de l’excellence des métiers d’art québécois, le CMA est également préoccupé par la promotion et la diffusion des produits de ses membres. En ce sens, il prend certaines mesures. Nommez-en quelques-unes.
Réponse 4 Le CMA offre un soutien varié: diffusion de contrats types reliés aux activités de commercialisation, expositions collectives, ouverture de marchés pour les différentes productions, présence dans le Répertoire Internet des produits et compétences des artisans professionnels au Québec sur le site du CMA, soutien à l’exportation sur différents marchés avec le Bureau d’exportation des métiers d’art[1].
Les boutiques, les galeries et les salons des métiers d’art sont les principaux endroits où les artisans peuvent vendre leurs produits. Selon le directeur du CMA, la diffusion des œuvres reste complexe et a encore de nombreux défis, à relever. Néanmoins, le CMA a créé des boutiques exclusivement consacrées aux objets de métiers d’art, situées au Marché Bonsecours de Montréal: « Offrir un contexte favorable à des objets produits entièrement de façon artisanale, et le défi pour nous, c’est que ça fonctionne et que ce soit rentable. » Installée depuis plus de trois ans dans le Marché Bonsecours du Vieux-Port, la boutique montréalaise du CMA dépasse le million de ventes et a vu son chiffre d’affaires croître de 80 %.
Une autre idée du directeur du CMA est de tendre vers des marchés unidisciplinaires des métiers d’art, vers une diffusion plus spécialisée qui se concentrerait uniquement soit, par exemple, sur la joaillerie, sur les meubles d’auteur, sur la facture d’instruments ou toute autre famille des métiers d’arts. Sans évincer le principe des salons ou des boutiques où l’on retrouve les produits de toutes les familles de métiers, on cherche depuis quelques années à ouvrir les horizons de la diffusion et de la promotion des métiers d’art.
Voir la section « Conseil des Métiers d’art: perfectionnement, promotion, programmes de soutien et développement des marchés ».
Question 5 Outre le célèbre Salon des métiers d’art, nommez deux autres activités organisées par le CMA et qui visent la promotion et la diffusion des métiers d’art.
Réponse 5 La Galerie Design métiers d’art et Plein Art. Voir la section « Conseil des Métiers d’art: organisation d’événements ».
Question 6 Durant le XXe siècle, les métiers d’art ont connu des périodes troubles au Québec, notamment en matière de formation. Un homme, pourtant, a consacré sa carrière à mettre en valeur la vocation artisanale. Qui est-il? Réponse 6 Jean-Marie Gauvreau. Fervent défenseur de l’artisanat québécois, il a été professeur à l’École Technique de 1930 à 1935, directeur de l’École du Meuble de 1935 à 1957 et directeur de l’Institut des Arts appliqués de 1957 à 1968[2] . Durant sa carrière, il publiera de nombreux ouvrages, s’engagera dans plusieurs fondations et contribuera à la réalisation de plusieurs films sur les artisans. Il cherchera également à organiser et à stimuler l’artisanat « masculin », très conscient que la situation d’alors concernant l’apprentissage et la production lucrative d’artisanat était essentiellement féminine. Voir la section « Salon des Métiers d’art: petite histoire ».
Question 7 Comment sont choisis les artisans qui exposent au Salon des métiers d’art?
Réponse 7 Le choix des artisans a largement évolué depuis une vingtaine d’années: c’est à un comité d’examen que revient la tâche de recommander les participants, guidé par un carnet de critères d’évaluation nombreux et précis. Le comité d’examen est multidisciplinaire, mais comporte obligatoirement une personne de la discipline du candidat. Chaque discipline doit respecter des critères de qualité et de maîtrise technique. Ces barrières à l’entrée assurent une qualité sur le travail présenté par les artisans, et des inspecteurs, durant l’événement, circulent afin de garantir un contrôle supplémentaire. Si le comité d’examen joue un rôle primordial dans la sélection des artisans au Salon des métiers d’art, sa voix n’est plus exclusive comme elle l’a déjà été: le comité d’examen fait ses recommandations et donne toutefois aux organisateurs du Salon une marge de manœuvre dans leur gestion, qui tient ainsi compte de la qualité des produits, mais également de la demande des visiteurs. En effet, une certaine variété de produits est nécessaire à la rentabilité de l’événement. Outre ces deux éléments majeurs de logistique, attirer et satisfaire les visiteurs et permettre au Salon une viabilité économique, il est également déterminant d’assurer un certain bien-être aux exposants du Salon des métiers d’art. Toutes décisions prises lors de l’organisation du Salon tiennent compte de ces trois paramètres. Voir la section « Salon des Métiers d’art: logistique et organisation ».
Question 8 Dans sa progression, le Salon a ouvert ses portes à une plus grande variété de produits, incluant deux nouvelles catégories d’artisans. Qui sont-ils? Réponse 8 Les artisans de la mode et ceux de la production alimentaire. La première référence dans cette section (au troisième para) est saveurs – on modifie ou non? Voir la section « Salon des Métiers d’art: budget, achalandage, marketing et tendances ».
Question 9 Quels sont les mots d’ordre de la philosophie de gestion d’Yvan Gauthier, directeur général du CMA? Réponse 9
- Le respect de la culture des artisans.
- Le choix et la gestion des employés basés sur l’honnêteté, l’initiative, l’autonomie, le droit à l’erreur.
- Une communication claire, accessible, facile.
Voir la section « Yvan Gauthier: philosophie de gestion et mots d’ordre ».
Question 10 Quels sont les principaux enjeux auxquels doit faire face le secteur particulier que constitue l’industrie des métiers d’art? Réponse 10
- Une formation soutenue et adéquate.
- Un équilibre à atteindre entre la recherche de profit et les valeurs d’une culture artisanale.
- Le commerce électronique.
- La concurrence dans un contexte d’ouverture des frontières et de mondialisation.
Voir les sections « Enjeux ».
[2] Ces trois écoles ont été, en fait, l’évolution d’une seule et même, l’Institut des Arts Appliqués, remontant à 1930 alors qu’une section d’ébénisterie s’ouvrit à l’École Technique de Montréal. La profession de l’ébéniste tenant beaucoup plus de la formation
artistique que des disciplines scientifiques requises par d’autres corps de métiers, le programme des études en ébénisterie se modifia peu à peu, jusqu’à former une division propre qui devint l’École du Meuble, incorporée en 1937. En 1958, l’école changea de nom pour l’Institut des Arts Appliqués avec la mission d’ouvrir la voie aux jeunes artistes qui, hésitant à se diriger vers cette ‘industrie’, cherchaient un enseignement complet, allant de la technique jusqu’aux arts décoratifs, en passant par la menuiserie d’art, l’ébénisterie, la sculpture sur bois, la décoration d’intérieurs, la garniture, la finition, la céramique et le tissage.
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